
![]() Document historique, les meilleures interprétations des morceaux joués, et deux versions du film pour le prix d'une |
Note globale
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![]() Pas de PCM, pan & scan parfois un peu voyant... et rien de plus, DVD tout simplement excellent |
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Editeur
: Universal
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Durée
totale : 2 h 56
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Image
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Un impressionnant travail de restauration a été effectué, rendant à cette image de 1971 son éclat d'autrefois, si ce n'est mieux. Le côté très kitsch de certaines images et la ringardise de certains looks viendront un peu ternir le tableau, mais après tout, chacun est le produit de son époque. | |
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Une simple piste dolby digital stereo, un peu décevante (et le PCM alors ?) sur le papier mais plus qu'acceptable à l'usage. Les chansons sonnent parfaitement bien, les interviews sont compréhensibles, que demande le peuple ? | |
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La brièveté du programme a toujours été plus ou moins compensée par son immense qualité, aussi bien dans les titres choisis que dans le niveau de leur interprétation. J'enlève un point pour Mademoiselle Nobs, désolé, c'est comme ça. | |
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Des photos, des affiches, "un peu de tout" (je cite le menu !), le film original, le tout sous-titré en 7 langues. La passionnante interview du réalisateur est à voir absolument, en point d'orgue de cet excellent programme. |
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| Être fan de Pink Floyd requiert plusieurs qualités : capacité d'écoute, tendance à aimer les morceaux éthérés (mais pas seulement), ouverture vers des sons électroniques et des structures étranges, amour pour les concepts albums un peu barrés, éclectisme musical, intérêt pour les textes soit rêveurs, soit délicieusement cyniques... et de la patience. Beaucoup de patience. Enormément de patience. Des trésors de patience, que dis-je, une infinie patience. Pas seulement parce que depuis le début des années 80, la production du groupe -ou de ses membres en solo- rivalise en prolixité avec la floraison d'une Cliva Miniata, mais aussi parce que la moindre sortie, rééditions incluses, ne peut arriver dans les bacs avant un minimum syndical obligatoire de trois reports d'au moins six mois chacun. |
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Les
lecteurs de ce site -entre des milliers d'autres- se rappellent sans doute
de l'affaire Pulse, l'un des plus célèbres vaporware du
marché, repoussé plus de fois qu'on ne peut décemment
le compter pour un résultat fort heureusement à la hauteur
de nos attentes. Quelques années avant, la sortie du live The Wall
1980-1981 avait subi le même genre de mésaventures. Le caractère
plus confidentiel de Live at Pompeï a sans doute contribué
à faire oublier que, pour ce dernier, il en a été
de même. Annoncé, repoussé, réannoncé,
puis distribué pendant plusieurs semaines de façon proprement
calamiteuse (les forums de fans pullulant de messages indiquant les adresses
des magasins ayant reçu une poignée d'exemplaires pour se
jeter dessus), Live at Pompeï fût finalement disponible...
courant 2003. Impossible de faire plus précis.
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| Comme pour Pulse néanmoins, l'attente n'a pas été vaine. Malgré un packaging quelque peu décevant (amaray de base sans livret) arborant une pochette dans le plus pur style d'époque, c'est à dire psyché-moche, Live at Pompeï nous est arrivé dans une version Director's Cut. Et croyez-moi, dans le genre Director's Cut on a rarement fait mieux, puisqu'une partie non négligeable du film a purement et simplement été refaite, comme nous le verrons tout à l'heure en détail. L'on apprendra auparavant, du moins si l'on a décidé de commencer le visionnage par la très intéressante interview du réalisateur (lequel se gourre dans la plupart des titres de chansons du Floyd qu'il cite), que contrairement à ce que presque tout le monde en est venu à croire, cette édition n'est pas la deuxième mais la troisième version du film. L'original ne comptait que les parties musicales, les extraits des sessions d'enregistrement de Dark Side of the Moon ayant été ajoutés pour une deuxième sortie. |
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Vu
par certains comme une ode à la mégalomanie, le concept
de ce fameux live était (et est toujours...) de filmer Pink Floyd
dans l'amphithéâtre des ruines de Pompeï, sans autres
humains présents que le groupe, les roadies de celui-ci et l'équipe
du film. Un nombre infime de spectateurs -parmis lesquels un gamin devenu
aujourd'hui membre du staff des ruines- a réussi à se faufiler
pour apprécier le concert malgré les consignes du réalisateur,
néanmoins il faudra prendre garde aux mythomanes affirmant à
qui veut bien les entendre "qu'ils y étaient". Le programme
purement musical brille par sa succinteté autant que par sa qualité.
Six chansons seulement, dont une coupée en deux, mais pas n'importe
lesquelles, et surtout pas dans n'importe quelle version. La réputation
acquise par Pompeï au sein des fans du Floyd tient surtout au fait
que, Careful with that Axe excepté car eclipsé par sa version
Ummagumma, chacun des titres présent sur ce film l'est dans sa
meilleure interprétation, ni plus ni moins, avec en cerise sur
le gâteau un Echoes parfait et un Saucerful enfin dôté
d'une prise de son décente.
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| Par politesse, j'éviterai d'aborder le sujet Mademoiselle Nobs, au risque sinon de dépasser allègrement le quota de grossièretés alloué aux chroniques de ce site (à mort les clébards qui gueulent !). Puis de toute façon l'intérêt de Pompeï ne réside pas seulement dans la partie Live, alors pourtant qu'elle pourrait déjà seule justifier d'une belle note en haut de page. Le film nous offre en plus de sa partie live surréaliste la possibilité d'assister à quelque chose dont tout le monde rêvait et rêve encore, voir Pink Floyd en travail de studio. Sur Dark Side, en plus. L'on pourra par conséquent voir Waters faire mumuse avec un VCS3 pour créer ce qui deviendra On the Run, entendre différentes prises alternatives de Gilmour ou Wright sur Brain Damage ou Us and Them, le tout entrecoupé d'interviews -hélas un peu dépassées aujourd'hui- et de discussions entre les membres du groupe, autour de thèmes aussi divers que des tartes sans croûtes, le matériel, le producteur... L'on appréciera aussi ces moments cocasses où Roger Waters se montre tel qu'on l'a toujours imaginé, à la fois visionnaire (sa réflexion sur le thème du maronnier "Rock n' Roll is Dead" devrait faire partie des programmes scolaires...) et ancêtre de Brice de Nice, cassant son pauvre manager qui s'entendra finalement répondre "oui Roger, on sait que tu es Dieu Tout Puissant". Prophétique ? |
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Revenons
à ce qu'apporte la version Director's Cut. Pour commencer, un impressionnant
travail de nettoyage et de remasterisation aboutissant à une image
qui n'a carrément pas à rougir devant pas mal de DVD modernes,
très appréciable pour un fan ayant dû ronger son frein
pendant des mois de report ! Un recadrage, ensuite, le film (y compris
les séquences d'époques) s'affichant désormais dans
un glorieux 16/9ème. Pour cela, a été utilisée
la bonne vieille méthode du Pan and Scan, pour un résultat
globalement réussi, les pertes en haut et en bas ne devenant vraiment
apparentes que lors de certaines interviews, où ne s'exprimeront
plus qu'un nez et des yeux sans bouche ni front (un peu comme le Prince
Charles, pour des anglais c'est pas plus mal. Oui, je sors).
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Dernier
changement, et non le moindre, une large, très large partie des
plans d'origine de Pompeï ont été remplacés
soit par des images de décollage de fusée ou de tunnels
de métro (deux exemples parmi tant d'autres), soit par des images
d'étoiles, planètes et nébuleuses en CGI. Le concept
derrière ce changement nous est expliqué par le réalisateur
en personne lors de son interview que je vous laisse découvrir.
De tels changements auront de quoi choquer les afiçionados du film
original, d'autant que les dites CGI, passablement kitsch, auraient pu
faire l'objet de plus de soin (ouh, les belles sphères anguleuses...).
Il appartiendra aux prochaines générations de décider
lesquelles, des images du film original de 1971 ou de celles du Director's
Cut de 2003, sont les plus ringardes. En attendant, seul quelqu'un voulant
gagner un concours de mauvaise foi peut décemment reprocher à
ce DVD ces modifications puisque, et l'on apprécie vivement l'idée,
le film original est disponible intact (en 4/3 et restauré lui
aussi) dans les bonus. Voilà le genre de chose que l'on aimerait
voir plus souvent (n'est ce pas Mr. Wilson ?). J'en profite pour vous
indiquer la meilleure façon de regarder ce DVD selon moi : commencer
par le film original, enchaîner avec l'interview de Adrian Maben
(le réalisateur dont je n'avais pas encore écrit le nom,
erreur réparée), et terminer avec le Director's Cut. Live
at Pompëi n'aura alors plus de secret pour vous. Chanceux que vous
êtes ! 25-05-2008 |
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1971 - Site archéologique de Pompeï (Italie) |
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01.
Echoes part 1 |
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David
Gilmour - Chant,
guitare
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Roger Waters - Basse, chant, gong |
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Richard
Wright - Claviers,
chant, choeurs
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Nick Mason - Batterie, percussion |