
![]() Inoran plus sympa et à l'aise que jamais, excellentes chansons, Kuchibashi, image superbe |
Note globale
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![]() Durée faiblarde du concert, des fausses notes monstrueuses au chant |
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Editeur
: BS Fuji / Dino Publishers
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Durée
totale : 2 h 00
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Image
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D'un point de vue purement technique, rien d'exceptionnel, mais la réalisation quasi-parfaite, les couleurs et le grain "cinéma" la rendent extraordinairement classieuse. Une image pas parfaite, mais belle : on aime. | |
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Toujours pas de 5.1 (lève les yeux au ciel), à la place une stereo à la Luna Sea, c'est-à-dire puissante, ample et communicative (comment ça, ça ne veut rien dire ?). On entendra super-bien les fausses notes d'Ino ! | |
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Que de bons morceaux, ce qui aurait pu valoir une excellente note si le concert avait duré un peu plus longtemps et que des morceaux de Sô avaient été présents. Et puis même : entre ses morceaux, ceux écrits pour Luna Sea, Fake ? et Tourbillon, c'est pas comme s'il manquait de matière. | |
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Un road-movie qui évite le syndrome "les branleurs en tournée", ça mérite d'être signalé. On y trouvera quelques interviews probablement intéressantes mais ruinées par une prise de son à chier. On y verra aussi Inoran se faire avoir par un vilain câble très agressif. |
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| Après cinq années passées dans son cocon, nourri par Fake? et Tourbillon, le quasi invisible mais indispensable guitariste de Luna Sea a fini par terminer sa métamorphose. De vilain petit canard timide n'osant pas ouvrir la bouche en public de peur qu'on l'entende, il est devenu un bôgosse qui a la classe et sait même faire rire une salle entre deux chansons. Si si, regardez-le, admirez les captures ornant cette sublime page (nos chevilles vont bien, merci) : il est beau ! Pour un peu, il pourrait faire du Ryuichi et tomber sa chemise. |
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Certaines
métamorphoses sont assez hallucinantes. Qui aurait pu croire, suite
au visionnage de son précédent live, que ce gentil garçon
à la limite de s'excuser d'être là deviendrait un
gars cool headbangant au premier rang avec son public ? Que s'est-il passé
? Selon toute vraisemblance, les quatre ans avec Fake? plus le détour
par Tourbillon avec son ex-complice de Luna Sea ont fini par décoincer
Inoran. Le voilà qui parle, rit, saute partout, et chante en faisant
le show. Diantre ! On pourra même s'amuser à deviner lesquels
des "gimmicks" de son jeu de scène actuel sont inspirés
par Ken Lloyd ou par Ryuichi Kawamura, tant le mimétisme peut s'avérer
troublant. La chemise blanche impeccable du second, les mouvements du
premier. Histoire de ne rien gâcher, Ino en profite pour confirmer
les immenses progrès vocaux effectué entre Fragment et Photograph,
son dernier album (à l'époque). En résumé,
il apparaît plus à l'aise, plus dans son élément,
plus "in the mood", en un mot meilleur. Et par conséquent,
il est moins bon. Arrêtez de me regarder comme ça, vous me
faites peur.
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| Explication : il n'y a rien de pire qu'un mauvais chanteur quand il est à l'aise. Lorsqu'un mauvais chanteur flippe, qu'il est en stress, qu'il se pisse dessus de trouille, bref, qu'il a le trac, les chocottes, des noeuds dans l'estomac, une boule dans la gorge et les genoux qui s'entrechoquent au point de rester pendu à son micro tel un naufragé à son gilet de sauvetage comme le faisait Inoran sur The Last Night, il ne transpire peut-être pas le charisme, mais au moins il est CON-CEN-TRÉ. Ce qui signifie qu'il fait gaffe à ne pas se planter, quand bien même il ressemblerait à un écolier récitant une poésie apprise par coeur sous menace d'être privé de Wii. Non, plutôt de PS360, être privé de Wii c'est pas une punition. |
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Mettez-le
à l'aise, laissez-le faire le fou sur scène et sauter partout
tel un pois sauteur ou un bassiste japonais, et vous aurez alors le plaisir
(ou pas) de l'entendre multiplier les plantages comme un vulgaire disciple
de Nicolas le Jardinier. Voilà précisément le gros
défaut de la performance d'Inoran sur ce nouveau DVD. Plus décontracté,
plus mûr vocalement, il se montre sur album et dans ses bons moment
en Live infiniment plus agréable à écouter que son
précédent Live solo pour peu, bien sûr, qu'on aime
les chanteurs au faible registre et à la voix nasillarde. Par contre,
il se plante aussi beaucoup (beaucoup !) plus souvent, et quand c'est
le cas, croyez-moi, c'est pas beau à entendre. Des fausses notes
franches, nombreuses, maintenues, bien voyantes, à en fendiller
la totalité de la dentition d'un Grand Requin Blanc (30000 dents
en 25 ans), et à faire grincer jusqu'à celle du principal
intéressé, qui nous gratifie sur Sô d'une superbe
grimace signifiant, selon mon traducteur grimace-français, "argh,
c'est moche et j'arrive pas à me rattraper".
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| Le résultat final est d'autant plus troublant, pour ne pas dire agaçant, lorsque l'on remarque que l'enregistrement vocal a fait l'objet de quelques overdubs relativement voyants. Le tic pris par Inoran consistant à balancer brutalement sa tête sur la droite à la fin de chaque phrase pardonne assez peu lorsqu'un overdub dure ne serait-ce qu'un tout petit poil plus longtemps que la prise d'origine. Le problème n'est cependant pas là : quitte à faire des overdubs, autant en profiter pour corriger TOUS les pains, non ? C'eût été mieux pour nos pauvres dentitions. M'enfin... |
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Ne
boudons pas notre plaisir pour autant. Car les progrès réalisés
par Inoran durant les 5 années séparant ses deuxième
et troisième album solo ne se limitent pas au chant. Musicalement,
Photograph est sans doute moins "novateur" que Fragment, mais
il montre un Inoran capable de s'offrir en solo des chansons qu'il aurait,
auparavant, préféré laisser à Luna Sea ou
à Tourbillon. L'expérience Fake? lui a aussi appris à
se lâcher. Dans son jeu de scène, on en a déjà
parlé, mais aussi dans la nervosité de ses compositions.
Un Lyrical Rampage n'aurait sans doute pas été envisageable
à l'époque de Fragment, et je ne parle même pas de
Sô. Sô dont la chanson titre a été réenregistrée
pour Photograph, dans une version totalement différente : cette
fois, il chante. Ça change.
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| Autre progrès, la technique. Non, ne rêvez pas, il n'y a toujours pas de 5.1 (je crois que les membres de Luna Sea n'ont toujours pas appris l'existence du multicanal). On bénéficiera par contre d'une image bien meilleure qu'avant. Le grain de The Last Night, un peu crade, devient ici diablement esthétique, tout comme les couleurs remarquablement agréables et une réalisation absolument parfaite tant chaque plan frise la perfection. Question jeu de scène, outre un Inoran nettement moins statique, on trouvera aussi de très jolies projections (quoiqu'un peu absconses par rapport aux chansons), et des petites conneries avec les musiciens, dont le fameux perdant au Janken (pierre feuille ciseau) condamné à faire un speech au public. Fallait bien remplacer le concours de "celui qui fumera le plus de clopes", le Japon ayant depuis 2001 passé le même genre de lois répressive que la France en la matière. Côté musiciens justement, pas beaucoup de surprises, on retrouve avec plaisir les mêmes à part le DJ-caméraman et le batteur tout deux embarqués de Fake? (le second paraît toujours être mort de fatigue dès la première descente de toms), et Toshihiro Nara à la basse est toujours aussi excellent. |
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Moins excellente, par contre, est la setlist. J'avais pardonné la relative brièveté de The Last Night par le faible nombre d'album (deux) alors à la disposition d'Inoran pour construire ses concerts, et aussi par la présence de nouveaux morceaux et de reprises. Cette fois, pas de nouveautés (Felicidad n'est pas une nouvelle chanson), pas non plus de surprises Luna Sea-esques, rien que des morceaux déjà connus, extraits uniquement de Photograph et Fragment. Moi, je veux bien pardonner à un artiste de faire un concert de moins d'1h30 quand il n'a que deux albums. Mais refaire un concert de moins d'1h30 quand il a trois albums et qu'il en zappe un complètement, ça passe moins bien. Heureusement, la sélection jouée est constituée d'excellent titres, dont ma chanson de l'année 2006 (Kuchibashi : tout ce qu'on peut aimer chez Inoran résumé en une chanson magnifique). Je resterais donc indulgent pour cette fois, mais c'est la dernière... Et j'espère que le DVD de la tournée Determine aura de bons arguments, parce que ce que j'ai vu de la setlist m'a fait commencer à aiguiser mes plumes les plus acérées... Inutile de s'affoler cependant, hors de question de bouder son plaisir : image superbe, chansons haut de gamme, artiste attachant (il n'a jamais paru aussi sympa, z'avez déjà vu un gars sur scène présenter son technicien chargé des lancements de samples ?), du bon, même s'il faudra parfois avoir le coeur bien accroché.
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13 octobre 2006 - Shibuya O'East (Tokyo) |
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01.
Opening (Numb) |
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Inoran
- Chant, guitare
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Sôichirô Omiya, Jûichi Watanabe - Guitare |
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Toshihiro
Nara - Basse
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Kaoru Noguchi - Batterie |
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DJ
Bass - Platines, camescope
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