
![]() Idée géniale, setlist fantastique, technique à la hauteur, Macabre en live,... et un bon DVD de Dir En Grey, enfin !! |
Note globale
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![]() Les carences techniques de Shin'ya et Kaoru, Kyô sur le premier DVD, et le cinquième disque qui fait pitié à côté du reste... |
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Editeur
: Miya Records
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Durée
totale : 4 h 37
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Image
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On va dire qu'il s'agit d'un semi-bootleg, donc les exigeances sont un peu plus basses. Cela dit, globalement, il n'y a pas à avoir honte. Bonne définition, bon montage (pas courant chez Dir), bon rendu. Manque le 16/9ème, mais on n'en mourra pas. | |
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Nous avons beau être de grands amateurs de musique en multicanal chez DDS, nous n'en préférons pas moins une bonne piste stéréo à un 5.1 raté. Ici, on a une bonne piste stéréo, et c'est beaucoup mieuxw que le DTS inaudible de 5 Ugly Kingdom ou le DD 5.1 mono de It Withers... | |
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Bon ben... Voilà quoi. Que dire de plus ? | |
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Là par contre c'est un peu la dêche. Des bouts de backstage filmés par un copain, évidemment non sous-titrés, et mélangeant l'intéressant et le plus qu'inutile. Les fans seront aux anges (Kaoru il est bôôôôô), les autres ont 4 heures 20 beaucoup plus intéressantes à mater avant. |
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| Enfin ! 5 ans. 5 ans que j'attendais cette occasion, malgré toutes les déconvenues et les déceptions, cette possibilité, cette chance d'enfin pouvoir donner à un DVD de Dir en Grey une bonne note. Une VRAIE. Pas une accordée du bout des lèvres et à lectures multiples comme pour Code of Vulgarism, non, une vraie bonne note, franche et massive, témoignant d'un plaisir complet que rien -ou presque- ne viendra entâcher. |
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Le
responsable de ce miracle, posé juste à côté
de moi, s'appelle Blitz 5 Days. Que se cache t-il derrière ce titre
étrange ? Tout simplement la réalisation et le témoignage
sur disque argenté de l'une des meilleures idées qu'un groupe
puisse avoir. Un beau jour de 2004, quelques temps après la sortie
de son quatrième album, Dir en Grey a convié ses fans à
une séries de concerts très particuliers : une fois passé
le live d'ouverture, relativement standard dans sa forme, chaque soirée
était construite autour de l'un des quatre albums alors sorti par
le groupe. Et celui-ci de nous gratifier ensuite d'un coffret 5 DVD rassemblant
ni plus ni moins que les highlights de ces concerts, lesquels ont vu se
jouer successivement de très larges extraits de Gauze, Macabre,
Kisô et Vulgar.
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| Quelques mots s'imposent quant à l'édition de que nous sommes en mesure de tester aujourd'hui. Il faut savoir que, aussi génial qu'il puisse être, le DVD Blitz 5 Days, en théorie, n'était disponible qu'auprès du fan club de Dir en Grey. Les rares exemplaires originaux en vente sur Ebay se négocient à des prix équivalent à un assassinat en règle de sa carte bleue. Heureusement pour nous, comme souvent, nos amis Hong-Kongais n'ont pas tardé à mettre sur le marché une version que l'on qualifiera gentiment de "moyennement règlementaire". Bien que nous préférions généralement nous abstenir de tester ce genre d'édition, pour des raisons évidentes, nous avons décidé dans le cas présent de ranger nos scrupules aux vestiaires, d'une part parce que cette édition est la seule disponible "facilement" (i.e. autant que faire se peut pour un DVD asiatique) et à un prix correct, d'autre part parce que quand un artiste sort un item dans une édition limitée à beaucoup moins que les chiffres de ventes auquel il est généralement habitué, il doit légitimement s'attendre à être piraté, et n'en sera de toute façon pas spolié puisque tous les exemplaires officiels trouveront immédiatement preneur. |
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Les
choses étant claires, examinons un peu les multiples intérêts
de ce fabuleux coffret, en commençant par le groupe. Primo, il
joue bien. Etonnament mieux que lors du live 5 Ugly Kingdom, malgré
le peu de temps écoulé entre leurs enregistrement respectifs.
Maturation soudaine ? Conscience de l'enjeu ? Difficile de le savoir,
et à la limite, on s'en fout. Ce qui est sûr, par contre,
c'est que la prise de son aide énormément, puisque chaque
instrument est restitué à la perfection, sans la réverb
épouvantable qui plombait son prédécesseur. Secundo
: Kyô chante juste. On avait presque oublié ce que c'était
depuis que cet abruti (désolé, il n'y a pas d'autre mot)
a décidé de se passer de ses retours écouteurs depuis
la tournée 2005. Donc Kyô chante juste, fort mais sans hurler,
n'en fait des tonnes que lorsque c'est nécessaire, et par conséquent
nous offre ici de loin la meilleure performance vocale (mais pas seulement)
de sa carrière, chose tout à fait dans l'esprit de ce concert.
Et comme dirait Chirac : Putain, c'est bon !
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| Le public, ce public de Dir en Grey, si énervant d'habitude, trop obsédé par les grôôââr de Kyô et par ses exclamations incessantes de "[insérez ici le nom d'un membre du groupe] EST TROP BÔÔÔÔÔ !!" pour prêter attention à la musique, ce satané public donc, semble avoir lui-aussi compris qu'il assistait à un moment exceptionnel et se conduit enfin comme on l'espérait depuis longtemps, aussi furieux slammeur sur des Filth ou Jessica que religieux auditeur sur des "progressiveries" comme Macabre, Mushi ou Akuro no Oka. Et si tout le monde chante avec ferveur lors du refrain sur piano de Cage, personne ne moufte lorsqu'il s'agit de donner à Zakuro sa nécessaire Cathédrale de Silence. On ne saurait trop conseiller au groupe lui-même de jeter un coup d'oeil sur ces passages, afin qu'ils constatent de leurs yeux (et de leurs oreilles surtout) à quel point ce genre de moments font cruellement défaut à leurs prestations actuelles... Mais on y reviendra. |
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La
technique, loin d'être en reste pour un produit qui se rapproche
du bootleg à la base, apporte la dernière touche à
ce splendide tableau. Une image globalement très belle, avec une
définition parfois surprenante sur les plans clairs et très
acceptable le reste du temps, pas un poil de compression (encore heureux
ceci dit vu la durée de chaque disque), sans oublier une réalisation
inhabituellement appropriée pour du Dir en Grey, puisque les morceaux
calmes sont filmés calmement. Quant au son, s'il n'est qu'en stéréo,
il se montre d'une clarté et d'une énergie exemplaires.
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| Bien sûr, l'ensemble n'est pas exempt de défauts, encore que ceux-ci soient, en l'occurrence, négligeables. Ainsi, malgré l'exhaustivité de la tracklist, chacun pourra déplorer l'absence d'une "favorite" (/My Life Ain't Afraid to Die par exemple, ou Red EM, quitte à jouer du Vulgar autant en jouer une bonne \My Life). On pourra aussi pester contre Kyô qui plombe le premier DVD en zappant au bas mot le tiers des paroles (1), grincer des dents face à l'impossibilité quasi-physique de Kaoru à sortir un bend juste, ou encore lever les yeux au ciel devant les lacunes chroniques de Shin'ya, batteur diesel débordé dès que l'on dépasse les 140 bpm... Mais tout cela n'est que pure frivolité, compte tenu de ce qu'apporte ce splendide coffret : un véritable bonheur, du moins si on se place du point de vue des fans et amateurs du groupe (que nous sommes, même si cela ne s'est pas toujours vu - pas comme s'ils nous en avaient donné l'occasion de le montrer, aussi ). |
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Changeons
de point de vue, justement. Prenez un bazooka, modèle "tir
infini Resident Evil 4", par exemple. Empoignez-le soigneusement,
calez-le convenablement sur votre épaule. Mettez votre oeil sur
le viseur, puis inclinez votre buste vers le bas. Visez le sol, juste
devant vos pieds. Réglez la visée, et tirez. Voici, en substance,
ce qu'a fait Dir en Grey en sortant ce DVD. Parce que si besoin était
encore, malgré les sorties de Withering to Death, de It Withers
& Withers et de The Marrow of a Bone, de prouver aux âmes trop
affables que le groupe s'enfonce dans une spirale d'échec depuis
2002, Blitz 5 Days en serait la principale pièce à conviction.
Ce n'est pas un simple gouffre, qui sépare les mille et une merveilles
ténébreuses de Gauze-Macabre-Kisô des terres désolées
de Vulgar, mais bel et bien une crevasse, voire un rift.
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| Il n'y a pas de mot assez fort, assez clair, pour exprimer la monstrueuse baisse de qualité que l'on subit en passant des DVD 1 à 4, consacrés (grosso modo, voir le début de cette chronique) aux trois premiers albums, au DVD 5, consacré à Vulgar le bien nommé. Du Metal Rock parfois mâtiné de Pop et de Prog' si savamment distillé par le Dir 1999-2002, succède le bourrinage stérile et ennuyeux dans lequel le groupe se fourvoie et perd son talent depuis Six Ugly. Et si les mots ne sont pas assez forts, ces 5 DVD, eux, le sont, et font apparaître ces égarements sans fards ni avertissements, dans toute leur cruauté. Il suffit de comparer l'ouverture façon Omnislash Renzokuken Overkill de la mort du disque Kisô, lequel nous balance sans sommation Embryo - Undecided - Mushi, à son équivalent "6-Vulgaire" Obscure - 3rd Empire - Hades pour comprendre : d'un côté mélodie, finesse, émotion et richesse, de l'autre bourrinage, laideur, monolithisme et "rebelle attitude" labellisée TF1. |
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Le plus méchant de ma part serait de faire une comparaison directe Macabre/Vulgar. Mais je m'y refuse, ce serait beaucoup trop déloyal. On le savait déjà depuis longtemps, Macabre est le meilleur album de Dir en Grey. Ce qui était une évidence le devient plus encore grâce à Blitz 5 Days : une réalité. 3ème DVD présenté ici, point central, point d'équilibre, véritable pilier, il survole même les plus réussis de ses 4 congénères. Non content d'être le plus long du lot en dépassant l'heure d'écoute, il est aussi le plus réussi techniquement, le plus passionnant, et le plus conceptualisé. Un seul des morceaux qu'il contient, Jealous ~ Reverse, ne vient pas de l'album d'origine. Mais transporté par la grâce émanant de ses "co-dvdaires" (© Kaworu 2007), ce morceau, au départ bidule indies bancal, mal joué et chanté faux, devient ici une sublime pièce Piano-Voix à en donner des frissons de plaisir. Plus encore, la grâce (toujours la même) va jusqu'à toucher le groupe "en personne", lequel joue mieux, chante mieux, et même, s'habille mieux, certainement conscient que les titres qu'il joue n'ont besoin d'aucune surenchère costumière pour scotcher l'auditeur. Si seulement, oui, si seulement ils pouvaient s'en rappeler pour leur prochain album / tournée
(1) Dans le cas présent on pourra prendre les choses du bon côté en se disant qu'on hérite de versions quasi karaoké de Mr. Newsman et 24th Cylinder |
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2004 - Japon |
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01.
G.D.S. 10.
Gauze ~ Mode of Adam ~ 20.
Deity 29.
Embryo 38.
Obscure |
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Kyô
- Chant
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Die, Kaoru - Guitare |
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Toshiya
- Basse
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Shin'ya - Batterie diesel |