
![]() Très beau, sans prétentions inutiles, son quasi-parfait |
Note globale
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![]() Multicanal un poil décevant, créativement paresseux, et les fans vont m'étriper parce que j'ai pas mis 10... |
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Editeur
: Snapper / K-Scope
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Durée
totale : 1 h 09
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Image |
| Une superbe photo en fond pour l'album, découpée en huit parties mais... globalement, une seule quand même. Bon, au moins elle n'est pas signée Lasse Hoile. Un très joli clip en 16/9 avec d'autres quasi-photos viendra compenser, à condition que l'on évite les deux autres clips absolument risibles. |
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| On pourrait coller mot pour mot la case "son" de la chronique du précédent album, mais on se contentera d'en recaser un seul : sublime. Incroyable définition, admirable chaleur du son. Dommage pour le multicanal qui aurait pu être mieux. | |||
| Un album heureusement bien meilleur que le précédent, débarassé de la plupart de ses prétentions inutiles. Une certaine redondance se fait néanmoins sentir depuis 2001, on aimerait que No-Man remette un peu de peps dans son spleen... |
| Parfois, il vaut mieux éviter de faire des mystères, surtout lorsque ceux-ci sont partiellement éventés. Passons donc directement aux aveux : j'exècre cette bouse prétentieuse de Together We're Strangers, le précédent album de No Man, au point d'avoir refusé d'en écrire la chronique alors même que, de la rédac' de DDS, je suis le plus au fait de la carrière du groupe. Il va par conséquent sans dire que j'attendais de No Man avec ce Schoolyard Ghosts la même chose que ce que j'attendais de Depeche Mode avec Playing the Angel : une reprise de cap, une prise d'altitude, en un mot un album bon. Autant se débarrasser d'un second mystère, j'ai été exaucé. |
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Il
faut dire aussi que, au même titre que Depeche Mode, faire mieux
que le précédent album ne présentait pas vraiment
de difficulté pour des gens ayant le talent de Bowness et Wilson,
la question étant plutôt de savoir comment ils ont pu, il
y a déjà 5 ans, se fourvoyer dans l'étalage stérile
d'infructueux actes autosexuels via d'interminables plages de Rien comme
ils l'ont fait sur Together. Pour ce Schoolyard Ghosts, No Man s'est rendu
compte que faire "beau" et "éthéré"
ne signifiait pas faire "chiant" et "vide". De même,
le côté historiquement "arty" du groupe reprend
ici de bien plus adéquates proportions, pour se montrer tel que
sur les albums depuis Loveblows and Lovecries jusqu'à Returning
Jesus, certes un peu élitiste mais plus autocomplaisant. Ainsi,
les arpèges de guitare ne seront ni chiches, ni étalés
à des endroits stratégiques pour flatter l'égo (qui
n'en a guère besoin) du sieur Wilson, mais intégrés
à un tout constitué d'arrangements aussi éthérés
que riches.
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| Et c'est bien cette richesse qui fait toute la diférence avec son misérabiliste prédécesseur, lorsque l'on se rend compte que le plus minimaliste titre de Schoolyard s'avère au moins aussi ouvragé que le plus clinquant (toutes proportions gardées) des morceaux de Together, l'excellent "Back when you were Beautiful". De nouveau accompagnés d'une cohorte d'invités, lesquels n'ont cette fois pas été coupés au mixage par un quelconque caprice d'artiste maudit, Wilson et Bowness nous gratifient d'un album enveloppant, relaxant (sans doute un peu trop, on y reviendra), où chacun des titres saura révéler un petit quelque chose, ici un arrangement à cordes fantastique (fabuleux Truenorth), là une guitare un peu plus saturée que ce que le groupe nous offrait depuis deux albums (Mixtaped), ou encore une ambiance tendue et agressive rappelant les grandes heures (et si) de Radiant City (Pigeon Drummer), dans un ensemble encore une fois beau, mais pas chiant. |
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Difficile
néanmoins d'éviter un autre adjectif : mou. Hormis un Pigeon
Drummer qui pourra choquer, il n'y aura de nouveau pas grand-chose pour
égayer une soirée au sein de cet album. C'est, il me faut
le préciser, le troisième album d'affilée affublé
de ce problème. Evidemment, cela n'empêche pas deux de ceux-ci
d'être bons (d'autant que la molesse n'était qu'un autre
défaut de Together), mais ceux qui ont découvert No Man
après le tournant du précédent millénaire
pourraient en venir à croire que toute la discographie du groupe
souffre de ce monolithisme. Or il n'en est rien. Les anciens fans, ou
ceux connaissant les premiers albums, auront alors toutes les raisons
du monde de se plaindre de l'absence d'équivalents "2008"
de Painting Paradise, Break Heaven, Shell of a Fighter, Bleed, Ocean Song
ou Housewives Hooked on Heroïn, voire Angeldust, histoire de rappeler
qu'à une époque, No Man savait faire beau ET envoyer la
sauce (NDBaker : Ce sont d'ailleurs
les morceaux plus trip-hop qui ont conduit Fish à engager Wilson
dans sa bande, plutôt que Porcupine).
A croire que le duo, uniquement attiré par la pureté de
la recherche dans l'immobilisme de la beauté, sombre dans la facilité.
Car, et c'est là que le bât blesse, si Together we're Wankers
s'est attiré les foudres de DDS au point de se voir qualifier de
"prétentieux", Schoolyard Ghosts hérite quant
à lui d'un qualificatif moins outrageant mais malgré tout
trop réel : paresseux.
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| Peut-être le problème vient-il de Tim Bowness, lequel depuis plusieurs années semble incapable d'écrire ou d'enregistrer le moindre morceau un tant soit peu rythmé ; peut-être vient-il de Steven Wilson qui, à force de cloisonner ses différents projets dans des styles musicaux particuliers (Rock-Metal pour Porcupine Tree, Electro pour Bass Communion, Krautrock pour IEM, Pop pour Blackfield, et ballade Arty pour No Man), a fini par tarir une inspiration qui s'enrichissait à puiser dans le mélange total des genres, comme en témoigne la fastueuse période 1992-1996 (crise dont souffre aussi P-Tree soit dit en passant)... Toujours est-il que, Pigeon Drummer une nouvelle fois excepté, Schoolyard se montre aussi beau et agréable que paresseux, au point de beaucoup ressembler à un Returning Jesus 2 (la revanche ? pour sauver sa peau, il doit mourir ?), l'orchestration n'arrangeant pas les choses (qui a décidé que le seul synthé utilisable à grande échelle sur un album de No-Man était un sample de Mellotron ? Où sont les fabuleuses séquences de Loveblows, Flowermouth et Heaven Taste ?). Admettons tout de même qu'une redite d'un excellent album reste souvent au dessus de la moyenne. |
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En
tout cas, si la musique est paresseuse, il n'en est rien pour la finition
de l'édition CD de l'album. Beau coffret, joli petit livret (qui
ne sert que de photobook), trois clips en bonus... dont deux qu'il faudra
vite oublier ! Celui de Wherever There is Light, constitué principalement
(complètement ?) d'images bucoliques ne remportera certainement
pas le prix du court métrage le plus novateur, mais s'avère
agréable à regarder. Les deux autres, et bien... Outre un
format bâtard, une définition digne d'une vidéo Youtube
donnant l'impression, sur une TV LCD, de se taper une Full Motion Video
datant du Mega-CD, et un problème de désynchro image-son,
le tout paraît cheap et kitsch au possible, avec des effets vidéo
dignes de Mike Portnoy sur Live Scenes from New York, le pire étant
les gros plans de Tim et Steven dans leur chamb... pardon, studio, où
le second semble se faire chier à se pendre avec une corde de Si
(pas de Mi, il est trop léger).
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Le gros morceau des bonus, comme presque toujours avec Wilson désormais (et on ne s'en plaindra pas), prend la forme d'un DVD Audio (un vrai, avec Advanced Resolution 5.1 et Stéréo). Première bonne nouvelle : il n'y aura pas besoin d'allumer la TV, on ne nous oblige pas à passer par le menu principal, fait d'autant plus positif qu''il n'y aura cette fois encore qu'une seule image accompagnant les 52 minutes et quelques de l'album. Deuxième bonne nouvelle, les capacités de restitution sonore du DVD-A seront une nouvelle fois mises en valeur par une qualité sonore exceptionnelle. Troisième nouvelle, moins bonne celle-là, à l'instar des derniers mix 5.1 assurés par Wilson (Fear of a Blank Planet et Lightbulb Sun), le multicanal de Schoolyard s'avèrera assez peu démonstratif en matière de spatialisation, alors qu'il y avait matière à. Qui a dit "paresseux" ?
Merci à Baker pour "le" mot déclencheur. C'est fou ce qu'on se complète bien à DDS, non ? |
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2008 - Royaume-Uni |
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01.
All sweet things |

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Tim
Bowness - Chant,
claviers, guitare
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Steven Wilson - Tout sauf la cuisine |
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Peter
Chilvers - Samples
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Colin Edwin, Pete Morgan - Basse |
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Rick
Edwards, Andy Booker - Percussion
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Marianne De Chastelaine - Violoncelle |
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Pat
Mastelotto, Gavin Harrison - Batterie, percussions
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Theo Travis - Flute, saxophone |
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Fabrice
Lefebvre - Yang T'Chin
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Dave Stewart - Direction de cordes |
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London
Session Orchestra - Cordes
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Bruce Kaphan - Pedal steel |